Contenu de l'article
ToggleUne mutation profonde est en train de traverser la gestion de flotte automobile. Les grandes entreprises et les administrations publiques sont obligées de revoir leur stratégie de mobilité, car elles sont confrontées à la hausse des coûts, à l’urgence de la transition énergétique et aux nouvelles attentes des collaborateurs. Le modèle de véhicules de fonction traditionnels commence à monter ses limites, par exemple, un faible taux d’utilisation et un coût total de possession (TCO) élevé. Pour y remédier émerge une solution stratégique qui est l’autopartage d’entreprise.
Des coûts optimisés grâce à la mutualisation
Lors de l’implantation d’une flotte en autopartage, le premier bénéfice obtenu est l’économie. En mutualisant un parc de véhicules accessibles à plusieurs collaborateurs via une plateforme de réservation, sachant qu’une majeure partie des véhicules d’une entreprise reste inutilisée plus de 90 % du temps, cela va permettre à cette entreprise de réduire drastiquement le nombre total de voitures nécessaires. Des économies directes vont être réalisées grâce à cette rationalisation, telles qu’une baisse des coûts d’acquisition ou de location, une réduction des frais d’assurance, de maintenance et de stationnement. L’optimisation du TCO devient tangible pour les gestionnaires de flotte et les directions achats. Les technologies de réservation permettent un suivi précis des usages ainsi qu’un ajustement de la taille de la flotte aux besoins réels, évitant ainsi les surcapacités coûteuses.
Un accélérateur pour la transition énergétique
En choisissant l’autopartage, vous disposerez également d’un puissant vecteur de mobilité durable. Cela se traduit par l’intégration des véhicules électriques (VE) au sein des flottes. Bien que le coût d’achat des VE plus élevé reste un frein à l’électrisation, ce système d’autopartage permet d’augmenter considérablement le taux d’utilisation de chaque véhicule. Du fait d’une utilisation intensifiée, le surcoût d’achat est amorti plus rapidement, ce qui rend l’électrique économiquement viable. De plus, comme les quotas d’électrification imposés par la loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités), cela permet d’atteindre les objectifs de réduction d’empreinte carbone et se conformer aux réglementations.
Une gestion de la mobilité flexible
L’autopartage répond à un besoin de flexibilité, au-delà des aspects financiers et écologiques. Sans la contrainte de la gestion d’un véhicule dédié, cette solution garantit à tous les collaborateurs un accès simple et digitalisé à un véhicule pour leurs déplacements professionnels, voire personnels (trajets domicile-travail).
En conclusion, ce n’est plus une tendance que d’opter pour l’autopartage, mais bel et bien un pilier de la mobilité d’entreprise moderne. En assurant plus de mobilité avec moins de véhicules, les entreprises peuvent concilier performance économique et responsabilité environnementale.